Guide

Ce que la loi autorise,
et ce qu'elle encadre.

Distribuer des tracts main à main sur la voie publique est libre : ni déclaration, ni autorisation. Mais dès qu'on pose une table, c'est une occupation du domaine public, et ça change tout. Voici les cinq règles qui décident de ce qu'une campagne peut faire.

La frontière qui compte : distribuer ou occuper

Ce que vous faitesCe que ça implique
Distribuer main à main, en marchantLibre. Ni déclaration ni autorisation préalable : cela relève de la liberté de la presse et du commerce. Un arrêté municipal ne peut pas y substituer un régime d'autorisation.
Poser une table, un stand, un parasol, un véhiculeOccupation du domaine public. Autorisation obligatoire auprès de la commune, redevance votée localement, délai d'instruction. Pas de tarif national.
Opérer dans un campusLieu privé. Aucune autorisation de voirie, mais l'accord de l'établissement ou de l'association étudiante est indispensable.

Les quatre obligations qu'on oublie

Pourquoi le campus simplifie tout

C'est le seul endroit où la contrainte réglementaire disparaît — à condition d'y entrer par la bonne porte.

Pas d'autorisation de voirie

Un campus est une propriété privée. Aucune redevance, aucun délai d'instruction, aucun arrêté municipal à vérifier.

Mais un accès à obtenir

Il faut l'accord de l'école ou du bureau des élèves. Une équipe extérieure doit le négocier avec la direction : plusieurs semaines, et souvent un refus.

D'où l'étudiant inscrit

Un étudiant de l'établissement, et plus encore s'il est membre du bureau des élèves, n'obtient pas l'accès : il l'a. C'est la raison d'être du modèle.

Questions fréquentes

Faut-il une autorisation pour distribuer des flyers dans la rue ?

Non. La distribution de tracts main à main sur la voie publique est libre : ni déclaration, ni autorisation préalable. Un maire ne peut pas la soumettre à autorisation par simple arrêté — cela relève de la liberté de la presse et de la liberté du commerce. Il peut en revanche l'interdire ponctuellement par arrêté motivé, pour un motif d'ordre public ou de propreté.

À partir de quand faut-il une autorisation ?

Dès qu'il y a une installation : une table, un stand, un parasol, un véhicule. Ce n'est plus de la distribution, c'est une occupation du domaine public, qui exige une autorisation d'occupation temporaire et le paiement d'une redevance votée par chaque commune. Il n'existe pas de tarif national, et il faut compter un délai d'instruction.

Qui ramasse les flyers jetés par terre ?

Celui qui les a distribués, ou fait distribuer. À Paris, un arrêté impose de ramasser les prospectus jetés sur la voie publique dans un rayon de 30 mètres autour des points de distribution. Nous l'intégrons au brief : trente minutes de ramassage en fin de créneau.

Et sur un campus ?

Un campus est un lieu privé. Aucune autorisation de voirie n'est nécessaire, mais il faut l'accord de l'établissement ou de l'association étudiante. C'est la différence décisive : une équipe extérieure doit négocier avec la direction, un étudiant inscrit dans l'école l'obtient par son statut.

Peut-on distribuer de l'alcool à des étudiants ?

Non. La loi Évin encadre strictement la publicité pour les boissons alcoolisées et interdit les opérations de promotion visant un public jeune. L'échantillonnage d'alcool auprès d'étudiants n'est pas défendable.

Et les boissons énergisantes ?

Aucune interdiction légale de distribution, mais de nombreux établissements les interdisent de leur propre chef dans leur enceinte. Cela se vérifie école par école avant de vendre l'opération, pas après.

Quelles règles pour l'échantillonnage alimentaire ?

Les règles d'hygiène applicables à la remise directe au consommateur : chaîne du froid pour les produits frais, traçabilité des lots, conditions de conservation. Pour un produit frais, la logistique du froid se chiffre à part.

Et la collecte de données sur le terrain ?

Elle relève du RGPD : information de la personne, finalité explicite, consentement libre et recueilli, droit de retrait. Un formulaire sur tablette doit porter ces mentions. Nous livrons les contacts avec leur preuve de consentement, pas une liste brute.

Qui est responsable en cas de problème sur le terrain ?

L'annonceur reste responsable du contenu du message et de la conformité du produit. Le prestataire répond de l'exécution : encadrement, respect des horaires, propreté, comportement des équipes. C'est une raison de plus de ne pas acheter des heures brutes sur une plateforme sans encadrement.

Ce guide résume les règles telles qu'elles sont publiées au 1er octobre 2026. Il ne constitue pas un conseil juridique : pour une opération d'ampleur ou récurrente, faites valider le dispositif une fois par un avocat, le modèle servira ensuite à toutes les suivantes.

Nous nous en occupons

Autorisations de voirie, ramassage, conformité RGPD de la collecte, vérification établissement par établissement : c'est dans le forfait ou refacturé au réel, et c'est écrit.

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